Rouen : la pollution de l’air

Rouen : la pollution de l’air

 Comme de nombreuses autres villes en France, Rouen a connu cet hiver d’importants pics de pollution. En décembre notamment, un anticyclone s’étant installé sur le pays, de nombreuses villes se sont retrouvées plongées dans un épais brouillard de pollution. Par un phénomène météorologique, la pollution était piégée au sol et l’atmosphère était trop stable pour la disperser.  Jérôme Le Govic nous a expliqué que la pollution de l’air est due à une quantité trop importante de particules fines et de dioxyde d’azote dans l’air. Les principaux responsables sont les transports, l’agriculture et les cheminées à foyer ouvert.

 

 

Si la combustion du bois comme moyen de chauffage est un fort polluant, pourquoi la biomasse est-elle plébiscité comme une énergie renouvelable ? Le bois-énergie, pour peu que les forêts soient gérées de manière durable, est une énergie renouvelable, neutre en carbone. Le problème réside dans les particules émises lorsque le bois brûle : différentes substances polluantes sont libérées dans l’atmosphère ainsi que des particules fines qui diminuent fortement la qualité de l’air, tout en chauffant relativement peu. En Île de France, ⅕ de la pollution provient des chauffages à bois individuels.

Les émissions dépendent du rendement de l’appareil et de la qualité de la combustion : si le bois n’est pas suffisamment sec ou présente des traces de vernis, peinture etc, la combustion sera plus polluante. Plus les modes de chauffage sont anciens, plus ils ont tendance à polluer. Par conséquent, il ne faut pas blâmer tous les modes de chauffage à bois. Les pouvoirs publics ont ainsi tenté de promouvoir le développement des équipements modernes. En 2000, l’Adame a créé un label “flamme verte” pour guider les consommateurs vers des appareils performants sur le plan énergétique et environnemental.

 

Rouen souffre d’autant plus de la pollution que sa situation de cuvette ne permet pas à l’air de chasser les particules polluantes. Pourtant, contrairement à d’autres grandes villes, aucune mesure de circulation alternée ou de mise en place de vignette n’a été prise.  Un plan de protection de l’atmosphère lancé par la DREAL sert de cadre à la Métropole qui tente d’apporter des actions concrètes pour améliorer la situation et revenir en conformité avec les normes européennes. Une expérimentation des transports gratuits lors de ces pics a été menée mais les résultats sont peu convaincants : les rouennais n’ont pas vraiment plus utilisé les transports, ce qui s’explique selon Jérôme Le Govic par une mauvaise communication et un manque de pédagogie. La circulation alternée est elle, en cours d’étude.

Il s’agit d’un enjeu majeur pour le territoire, à la fois sanitaireéconomique et social. En effet, la pollution aux particules fines serait responsable de 9% de la mortalité totale en Normandie (soit 2600 décès par an).

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